Archive pour février 2011

Chroniques des années du ‘givre’ : les figures mythiques de la « contre-culture cybériste » —les geeks et les hackers (Part 2)

28 février 2011

NB : Les années du givre sont celles du point de bascule à l’ère cybériste, avec le web 2.0 : elles suivent le moment irréversible où les activités en-ligne ont la priorité sur les activités hors-ligne et n’ont pas nécessairement de retombées dans la réalité physique…

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Chroniques des années du ‘givre’ : les figures mythiques de la « contre-culture cybériste » —les media jammers et adbusters (Part 1)

28 février 2011

NB : Les années du givre sont celles du point de bascule à l’ère cybériste, avec le web 2.0 : elles suivent le moment irréversible où les activités en-ligne ont la priorité sur les activités hors-ligne et n’ont pas nécessairement de retombées dans la réalité physique. Elles sont fondées sur l’extraction de l’information comme matière première du 3e âge de la révolution industrielle, celui de ladite « Société de l’information ». Elles sont menées par une « contre-culture » confidentielle au départ dont les choix, croyances et attitudes sont déterminants pour nos modes de faire et d’être sur les réseaux numériques. Les membres de cette contre-culture sont décrits comme des « givrés » (geeks), des « punks du code » (cypher punks), des « pirates de l’information » (hackers) qui expriment une culture de l’éternelle rébellion caractérisée par des styles de vie en marge, une idéologie anti-autoritaire de type libertaire et une attitude de féroce autonomie, basée sur la débrouille et la bidouille (le sens premier de « to hack » en anglais).

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The Social Network : le code informatique face au code social (part 2)

28 février 2011

Par le paradoxe du hacker solitaire, le film met en évidence l’écart qui peut exister entre le corps  et le psychisme, des individus  a-sociaux pouvant créer des réseaux sociaux. Par là, Mark Zuckerberg est le prototype du « givré » (geek) et rejoint une cohorte de jeunes « doux dingues » (nerds) » et autres « pirates de l’info » (hackers) qui font l’actualité récente, comme Julian Assange et ses récits d’hacktivistes notoires, Richard Stallman et sa lutte pour le logiciel libre ou même Steve Jobs et ses visions électrisantes. Ces personnalités complexent ont en commun d’être des individus blancs, masculins, descolarisés et désocialisés, qui, très jeunes, ont trouvé refuge devant les écrans pour ne pas faire face à leurs semblables, notamment du sexe féminin. Ce sont des punks du code, qui expriment une culture de l’éternelle rébellion (elle se prolonge inchangée à l’âge adulte, comme dans le cas de Stallman, Assange ou Jobs), caractérisée par des styles de vie en marge, une idéologie anti-autoritaire de type libertaire et une attitude de féroce autonomie, basée sur la débrouille et la bidouille (le sens premier de « to hack » en anglais). Ces personnalités en rupture de ban façonnent aussi l’ère cybériste dans laquelle nous sommes avec le web 2.0, c’est-à-dire ce moment de bascule où les activités en-ligne ont la priorité sur les activités hors-ligne et n’ont pas nécessairement de retombées dans la réalité physique, mais dans la réalité psychique.  Que leur « contre-culture » confidentielle de départ soit aussi déterminante pour notre culture collective contemporaine et nos modes de faire et d’être sur les réseaux numériques doit nous interpeller…

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The Social Network : le code informatique face au code social (part 1)

28 février 2011

A première vue, le film The Social Network de David Fincher (Columbia, 2010) retrace les débuts de Facebook, LE réseau social par excellence — l’article défini du titre le souligne.  Il suit la vie de son concepteur principal, Mark Zuckerberg, aidé par Eduardo Saverin dont la co-paternité est ainsi établie même si la célébrité et les milliards ne sont pas partagés. Mais en vérité, il présente le paradoxe du hacker solitaire, maître d’un système d’information sous étroit contrôle menant à un réseau de communication débridée et sans respect pour la vie privée.  Ce n’est pas sans parallèles avec le paradoxe du comédien,  selon Diderot, où l’acteur le plus convaincant est celui qui est capable d’exprimer une émotion qu’il ne ressent pas : moins il sent, plus il fait sentir, … tout comme Zucherberg, revu par Fincher, dont on pourrait dire : moins il communique, plus il aide à  communiquer.

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Smart series and the cognitive turn in serial story-telling (part 2)

21 février 2011

The change in the dominant narrative of American series is not only due to the cognitive turn, but also to the need to deal with a major trauma, 9/11, with the knowledge that films that have tried to represent it directly and explicitly have done poorly.  Smart series are a way for American culture to adapt to the post 9/11 environment, to deal with the general feeling of guilt at not having anticipated the catastrophe and to prepare for the new context of intelligent networks in globalization. They come at a time when consensus building in the USA seems more important than dissensus.  By renewing the serial narrative, and displacing it from outer worlds to inner brains, they signify that the enemy is within and Americans have to become aware of it and they have to recognize the signs.

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Smart series and the cognitive turn in Serial Story-telling (part 1)

21 février 2011

The dominant narrative of American series has changed over time. It has moved from identity politics via a single hero or a couple of heroes (from 1960ies to mid-1980ies) to morality politics revisited via ensemble heroes (from mid-1980ies to mid-2000). The more recent output seems to have moved to security politics, with a cognitive turn. This is apparent in post 9/11 series that tend to focus on neuro-sciences and para-mental processes, in relation with missing or lost people: Numb3rs (CBS, 2003–), House (Fox, 2004–), Medium (NBC, 2005–), Ghost Whisperer (CBS, 2005–), Heroes (NBC, 2006–), Psych (USA network, 2006–), Fringe (Fox, 2008–) , The Mentalist (CBS, 2008–), Mental (Fox, 2009–), Lie to me (Fox, 2009–).

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Wikileaks as a promising sign of the amplification of media governance (2)

3 février 2011

Promising as it is, the catalytic process puts a heavy burden on civil society actors that have to monitor the process and ensure that it is not censored or abruptly stopped without public debate.  This is always a difficult task because of the level of mobilization and attention it entails.  The independent press has been acting within its proper functions and missions, in creating a symbiotic conflict and in fuelling the debate while representing the positions of the various claims makers. These have to mediatise the ethical dilemmas raised by specific cultural contradictions such as openness and secrecy in diplomacy in the cyberist moment. The role of civil society groups as interpretive communities of practice capable of some degree of mobilisation is to maintain the negotiation at the intersection between content- and process-competences, with a mix between global and local initiatives to promote generative solutions in the future and ensure their legitimacy and acceptance.

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