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PRISM 1. Le scandale de la surveillance généralisée : pourquoi une telle apathie citoyenne ?

29 octobre 2013

Le peu de mobilisation de la société civile par rapport au scandale du programme d’espionnage généralisé PRISM n’est pas sans surprendre.  La surveillance illégale des Etats-Unis n’a pas seulement porté atteinte à la souveraineté des Etats mais elle s’est aussi ingérée dans la vie privée des individus, en France comme ailleurs.

Toutes sortes d’hypothèses quant à cette apathie généralisée peuvent être avancées, avec un certain degré de validité :

  • Le public est devenu cynique par rapport à toutes ces crises d’espionnage qui relèguent les histoires de James Bond à la préhistoire pré-numérique.
  • Le public n’a plus confiance en la presse pour l’informer et, en retour, pour y exprimer son indignation et son ressentiment. Elle opère comme un filtre des émotions tout comme des informations et ne joue pas à plein son rôle de relais lorsque les affaires explosent, comme si elle était muselée par l’Etat et les magnats de la presse alliés au pouvoir.
  • Le public n’a pas de recours à qui s’adresser pour exprimer son indignation : l’Etat français ? Il est soupçonné de faire de même par le biais de la DGSE et ses molles protestations à l’égard des Etats-Unis sont plutôt une confirmation qu’une dénégation ? L’Etat américain ? Il est trop loin et la loi d’action de classe est trop récente pour être un outil juridique efficace à ce stade. La Cour pénale internationale? Les Etats-Unis se sont bien gardés d’en ratifier le statut.
  • Les Français ont moins d’attentes à l’égard des Etats-Unis que d’autres citoyens européens en Allemagne ou au Royaume-Uni, pays alliés indéfectibles. Ils se sont donc moins sentis trahis que les Allemands et les Anglais et ne sont pas allés protester dans la rue ou auprès de leurs élus car ils n’attendent pas plus de leur Parlement que du Congrès américain. C’est pourtant dommage car la trahison est avérée, même si sa direction n’est pas claire : soit le Congrès ne savait pas et alors la NSA a caché ses activités à son propre gouvernement ce qui en fait une forfaiture caractérisée, soit le Congrès savait et alors c’est un cas d’agression contre un allié démocratique qui ne devrait pas être tolérée.
  • Les Français sont peu sensibles au droit à l’oubli numérique ou à la protection des données de la vie personnelle. La CNIL, dont la vigilance est appréciée,  est censée veiller à ces questions et elles lui sont déléguées. En outre, tant qu’un Français n’est pas cruellement touché dans son intégrité, l’émotion n’est pas assez forte pour susciter une mobilisation forte par rapport à des principes abstraits et lointains.

L’hypothèse qui n’est pas avancée est celle du manque de sensibilisation du public du fait de l’absence criante d’une éducation aux médias et à l’information qui prenne en compte la nouvelle donne numérique dans notre pays. Etant donné les circonstances,  il devient de plus en plus indispensable d’appuyer cette littératie numérique sur les droits humains et leur déclaration universelle, en particulier la dignité (article premier), la vie privée (article 12), la liberté d’expression (article 19), sans compter l’éducation (article 27) et la participation (article 29).

Que ferait une éducation aux médias et à l’information digne de ce nom ?

  • Elle utiliserait PRISM (tout comme WIKILEAKS) comme un cas d’école pour rendre concrètes et éthiques des notions abstraites et basées sur des principes généraux : le code et qui le contrôle, le manque de transparence malgré les rapports sur la transparence, la dépendance des états démocratiques à l’égard des Etats-Unis pour ce qui touche à l’internet (serveurs racine, ICANN…).
  • Elle susciterait l’esprit critique en posant les questions qui fâchent : Qui est à blâmer ?  Les Etats-Unis, l’Etat français, les pourvoyeurs de services… Qui a le plus à perdre ? Les grandes entreprises monopolistiques d’Hollyweb malgré leurs protestations de bonne foi, les agences de surveillance ayant outrepassé les droits autorisés par leur propre autorité de contrôle …
  • Elle insisterait sur l’exigence d’une législation transfrontière et d’un traité sur la gouvernance d’Internet et exigerait un mécanisme de règlement des différends avec un dispositif de recours du public.
  • Elle montrerait  à quoi sert l’exploitation des données et formerait à la protection des personnes, sans attendre le gouvernement ou les pourvoyeurs de service, ce qui implique de faire muter l’éducation aux médias et  à l’information à l’ère numérique, en lui ajoutant une éducation à l’informatique des usages.
  • Elle pointerait vers les solutions alternatives qui existent, même si elles ne correspondent pas aux attentes d’un grand public habitué à la facilité des plateformes prêtes à médiatiser d’Hollyweb. Elle ne ferait pas du public un complicite de ce qui arrive, par son apathie et son inertie, voire son cynisme bien entretenu sur les réseaux sociaux, mais plutôt un 5e pouvoir avec son autonomie propre et sa capacité d’agir à partir de la base.

Faut-il s’étonner alors que l’éducation aux médias et à l’information ne soit pas la priorité des gouvernements ou des entreprises du secteur des médias numériques ? Un scandale en cacherait-il un autre ?…

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Hollyweb et l’écran-navette (2e partie)

23 juillet 2012

Les fondateurs et leurs alliés ont été progressivement « incorporés », au sens littéral du terme au capitalisme américain de l’ère cybériste, un capitalisme matriciel basé sur l’économie du document numérique, sécable et modifiable à volonté.

Le grand récit du web reste encore à écrire et se dessine à travers  certains auteurs comme Tim Wu (sur la montée de l’empire informatique),  Danah Boyd (sur les réseaux sociaux), John Battelle (sur les moteurs de recherche), Chris Anderson (sur la longue traine). Peu à peu l’ombre des grands pionniers s’efface pour laisser la place aux corporations qu’ils ont mises sur pied.    Quelques personnalités fascinent comme Steve Jobs, Bill Gates, Sumner Redstone,… car  ils correspondent à la figure du self-made men (l’absence de femmes et de minorités est frappante) et au mythe libertaire d’un Internet issu de la volonté individuelle d’acteurs libres, de la co-opération généreuse et spontanée d’un nombre croissant d’individus n’appartenant ni aux corporations ni à l’État. Ce mythe des origines, en dépit de certains éléments de réalité, occulte le fait que le gouvernement américain, par le biais du Ministère du commerce (et non plus de la défense), a investi des fortunes pour  créer l’infrastructure nécessaire à la création du World Wide Web et garde le contrôle des serveurs racines (root servers) par le biais de ICANN, Verisign, IETF, 3WC…

L’étape actuelle est une étape de clôture avec plusieurs tendances, caractérisée par la collusion des intérêts nationaux et politique relayés par les militaires (l’après guerre froide a très vite été suivi de la guerre tiède contre le terrorisme qui a permis de remettre la surveillance et la sécurité des systèmes au centre, au profit de Cisco, Microsoft, Viacom, GE,…) et des intérêts économiques relayés par les méga-corporations de Hollyweb, qui font de plus en plus pressions sur l’état pour éliminer le chaos créé par la multiplicité des services offerts et leur multidirectionnalité.  Hollyweb en appelle à la représentation politique, faisant pression par ses lobbies (car Hollyweb a fini par aller à Washington, malgré sa répugnance de départ) pour que l’État applique un certain nombre de limites régulatoires, que ce soit par la Federal Communications Commission (voir le débat sur la neutralité du net) ou même le Congrès (PIPA, SOPA, contre la piraterie informatique).   Ce sont les méga-corporations et les agences gouvernementales qui essaient de trouver des compromis négociés aux questions des usagers sur la liberté d’expression, la propriété intellectuelle, la protection de la vie privée sur l’Internet.  Les tensions se traitent entre comités d’experts sur des cas particuliers comme le cas de itunes (pour le téléchargement de la musique), de Microsoft (pour la navigation), ou de l’encryption (pour la protection des données).

Cette étape marque une nouvelle mutation du capitalisme que certains qualifient de   « cognitif », mais qui est en fait «  matriciel » : les modes de gestion de l’entreprise se convertissent au matrix management, qui conçoit les ressources humaines comme un fonctionnement en réseaux multi-tâches où tous ont le sentiment de pouvoir s’investir.  Toutes les fonctions et les ressources sont réglées, que ce soit les relations  humaines ou les infrastructures techniques et hiérarchiques. Le but est de contrôler en douceur, et dans sa totalité, le travail collectif et les conflits sociaux.  L’organisation du travail et les relations syndicat-patronat s’en trouvent remodelées, en apparence du moins, puisque les problèmes de dégraissage et de licenciement sont en fait répercutés dans une périphérie trop éloignée (outsourcing) pour susciter des mouvements de solidarité conséquents. Reste que les centres de décision et de recherche, que ce soit le contrôle du capital ou du développement, se concentrent aux Etats-Unis, plus précisément même en Californie.   La globalisation est partiellement une américanisation déguisée, qui ne reflète qu’une accélération des échanges commerciaux par ailleurs commencée au siècle dernier.  Les Américains n’y perdent pas vraiment leur identité, ils imposent la leur.   La marchandisation du monde ne relève pas seulement de l’espace géographique mais aussi de l’univers politique et idéologique.  Et celui-ci tend à présenter une vision sublimée, sans frottement, des relations sociales et économiques modulées par la technologie et les systèmes électroniques commerciaux, qui reste, il ne faut pas s’y tromper, une industrie lourde : minerais rares,  réseaux filaires et optiques, satellites, recherche et développement, stockage, ….

Face à cet hégémonisme américain, quelques résistances s’organisent, au sein même de la société américaine comme à l’extérieur.  La Révolution de l’information ne s’est pas produite comme on l’attendait et là où on l’attendait.  Elle n’a pas transformé les relations entre espace public et espace privé. La prise de décision partagée entre les corporations et les instances qui leurs sont inféodées au niveau politique n’a pas changé.   Les hiérarchies et les oligopoles ne sont pas tombés, voire ils se sont renforcés en se redynamisant de l’intérieur par une petite cure de jouvence électronique.   La Révolution qui a eu lieu est une révolution de procédures, qui permet encore plus de contrôle de la distance géographique et de la vitesse d’exécution des tâches routinières.

Certains penseurs et activistes américains sont très critiques de cet état de fait, comme Yochai Benkler (sur la richesse des réseaux et des biens communs ouverts), Laurence Lessig (sur le contrôle par le code et les métadonnées), Bill Dutton (qui insiste sur la présence d’une société civile émergente, constituée en 5e état), Marc Rottenberg (sur l’importance de la vie privée). Ils développent à leur manière une contre-proposition, une sorte de gouvernance par le bas, pour maintenir le potentiel de démocratisation des réseaux numériques.  Ils militent pour un accès au document à toute une classe d’âge et  à des populations qui n’avaient pas accès à l’information auparavant.

A l’extérieur, la déconstruction des réseaux d’influence dans le choix des documents dominée par Hollyweb est dénoncée par certains pays et activistes. L’Union Européenne poursuit en justice Google et Microsoft pour leur situation de monopole, tout comme pour leurs infractions caractérisées à la vie privée et à la sécurité des données.  Les risques d’aliénation associés à la dépossession des traces font émerger des phénomènes de résistance comme la réclamation d’un droit à l’oubli ou encore la création de collectifs comme le collectif Anonymous ou encore la class action menée contre Facebook, qui intente une action juridique pour exiger du réseau social qu’il restitue des données,  comme une sorte de droit de regard sur la trace, même si celle-ci,  à ce stade, reste la condition de commercialisation du numérique.

Par ailleurs, les discussions sur un traité international de la gouvernance d’internet vont bon train dans plusieurs enceintes autres que le ministère du commerce américain : l’OCDE, l’UIT, le forum de la gouvernance d’internet…  Sans compter la montée en puissance de pays comme la Chine qui menace sans cesse de créer son propre serveur racine et dont Baidu, le moteur de recherche national, compte plus de consommateurs que le Google américain (sans chiffre d’affaires comparable toutefois).  Il reste enfin la solution à long terme, qui consiste à anticiper sa traçabilité et donc passe par la translittératie,  cette forme d’éducation aux médias qui implique une connaissance de l’information, de l’informatique sociale (algorithmique) et une compréhension du fonctionnement de l’écran-navette pour s’assurer une réelle maîtrise des spectacles et des services de la culture numérique

Hollyweb et l’écran-navette (1ère partie)

23 juillet 2012

Les critiques de l’internet font souvent allusion à la puissance de l’industrie numérique américaine comme au « gang des 5 »,  à savoir : Microsoft, Cisco, Google, Yahoo! et Apple (auquel vient de se rajouter un 6e larron, Facebook). Ils évoquent par là la montée en puissance de ces corporations récentes organisées en monopole, avec le risque qu’elles « clôturent » l’internet et rendent payants des services qui jusqu’à présent étaient perçus comme ouverts ou gratuits. Mais en fait c’est l’alliance avec un autre « gang des 6 », à savoir les corporations des médias de masse (GD, Disney, Time Warner, News Corp, Viacom et CBS) avec celles des réseaux qui est le mouvement historique à suivre, Hollyweb (voir tableau sur http://www.histoire.presse.fr/web/la-une/hollyweb-le-gang-des-douze-lintegralite-du-tableau-12-07-2012-47127). La métaphore dominante du web n’est en effet plus celle de l’incroyable légèreté bleutée du surf mais celle de la pesanteur noire de la mine, où se pratique l’exploitation calculée des données, notamment celles de la vie personnelle.

Hollyweb est une alliance objective, où chaque corporation fait son corps de métier et contrôle un secteur d’activités bien déterminé mais s’assure la neutralité coopérative des autres. S’installe ainsi un écran à deux crans, un écran-navette caractéristique de l’ ère cybériste, celle dans laquelle nous sommes avec le web 2.0, où chaque activité (travail comme loisir) commence d’abord en ligne, avec des conséquences ou pas hors-ligne : en surface, l’écran audiovisuel continue à jouer son rôle de pourvoyeur de représentations et de récits (séries, films, sports, …) ; en profondeur, l’écran réticulaire (réseaux sociaux, jeux vidéo enligne,…) se nourrit du premier pour proposer des services personnalisés et provoquer des conversations porteuses de lien social, qui viennent rétro-alimenter l’écran de surface. Ainsi CBS est-elle la plus grosse pourvoyeuse de Video Marketplace de Google. Hollyweb organise la réalité d’une économie numérique qui projette de la culture, de l’idéologie et du politique.

Ces entreprises se sont forgé leur succès et ont pu imposé cette situation de quasi monopole dans leur domaine suite à une série de développements historiques, techniques et économiques. Historiquement, elles ont bénéficié de l’héritage de la guerre froide, et des avancées militaires du projet Arpanet, l’ancêtre d’internet. Il s’agissait de survivre à une attaque ennemie de sorte que les centres de commande vitaux du pays puissent continuer à fonctionner parce que l’information pouvait leur parvenir par d’autres voies. L’idée technique de dématérialiser les documents et de séparer les données en paquets circulant de manière décentralisée, clé de voute du processus, pour les réorganiser par le biais des métadonnées a organisé une nouvelle circulation de l’information et de son système de contrôle dont les Etats-Unis ont créé les standards, se donnant les moyens de la sécurité et de la domination des marchés.

Economiquement, elles ont  bénéficié de l’environnement de la Californie fin de siècle, caractérisée par une population très éduquée et très diversifiée, un milieu universitaire riche et dense et une financiarisation facilitée par un système de capital-risque (joint venture capitalism) adossé à un droit californien très protecteur. D’où le développement d’entreprises peu concernées par les lois du travail et du marché au départ, avec une approche par l’intéressement des employés et la prise de risque plutôt que l’emploi salarié réglementé. Elles ont été soutenues par l’Etat américain par ailleurs, avec la loi des télécoms de 1996 qui lève de facto les restrictions anti-trust chères aux Américains de l’ère moderniste, pour ce secteur spécifique permettant de spectaculaires méga-fusions caractéristiques de Hollyweb dans les années 1990 (voir tableau). A cela s’ajoute une nouvelle vision de l’économie, fondée sur l’école de Santa Fe  créée par John Holland en 1987. En s’appuyant sur les neuro-sciences, il souligne l’importance de la socialisation dans les mécanismes de décision, qui produit des choix non-rationnels très puissants chez les consommateurs, par besoin d’appartenance. Pour tenir compte des aléas de la mondialisation, il insiste sur la puissance des « réseaux adaptatifs non-linéaires » et se focalise sur la logique de l’usage plutôt que sur celle de l’offre et de la demande. Par là, il met en avant l’émergence d’autres types de biens que les biens de consommation courante, les biens expérientiels (achetés seulement après test et usage comme les logiciels ou les « apps ») et les biens relationnels (associés à des styles de vie, intangibles, comme les wikis, les blogs et les webs).

L’informatique commerciale ne fait pas autre chose, vendant du réseau social (Yahoo!, Facebook), du style de vie (Apple), et des contenus à forte valeur ajoutée hédonique comme les expériences sérielles et les jeux enligne (CBS, News Corp, Viacom,…). En permettant un repérage rapide et individualisé par la publicité, Google assure la pérennité du modèle américain commercial (et non de service public). Ce processus met les représentations médiatiques et l’écran-navette au cœur même du processus. Hollyweb l’a bien compris qui associe spectacles (productions télévision, radio, cinéma, internet) et services (navigation, sécurité, téléprésence,…). Les secteurs sont de plus en plus nettement intégrés et partagés entre les équipementiers (Cisco, Viacom, GE), les opérateurs (Google, Microsoft, Yahoo !), les diffuseurs (Apple, Disney, Time Warner,…) et les agrégateurs de liens sociaux (Facebook, Youtube,…). Le tout permet un réseau d’influence qui conditionne la production, la médiation et les usages, avec des influences d’acteurs (industries culturelles de masse, télécoms, documentation) et de nouvelles prises en compte de l’usager (profilage personnel, captation des traces de navigation et de lecture, réseau social).

La force de l’oligopole des corporations classiques reste très puissante, notamment parce qu’elles peuvent jouer sur la force de leur image de marque (brandname) et sur les catalogues de produits et de contenus déjà accumulés dans le passé.   Elles comptent sur la familiarité des consommateurs avec leurs produits pour que leur passage sur l’Internet ne soit qu’un simple transfert de supports, pas de valeurs.  C’est la stratégie avouée de Disney, Time-Warner ou de News Corp., qui veulent dupliquer sur l’Internet ce qu’ils ont su faire sur le câble. Ces corporations s’accommodent de l’émergence de quelques compagnies issues directement de l’Internet, comme Yahoo! ou Google, de même qu’avec le câble avaient émergé Viacom et Turner Broadcasting. Le rapprochement entre entreprises de médias traditionnels et compagnies du web récentes peut être compris à double sens : les premières  reconnaissent l’importance du nouveau média et de sa logique de service, les deuxièmes ont besoin des premières pour accroître leurs taux d’audience et réaliser des bénéfices avec des contenus de spectacles, vecteurs de lien social. Leurs enjeux de capture visent à faire main basse sur le web, chaque méga-entreprise essayant de s’installer dans une des dimensions du document  nuémrique: Google et Yahoo ! pour son repérage (cartographies, pages jaunes, listes, requêtes, partage de documents), Microsoft pour la navigation et l’opération, Time Warner ou Fox pour la production et diffusion de récits et contenus, Facebook pour la discussion en réseaux et les échanges entre les deux (spectacles et services)…

Voir le tableau de Hollyweb   :  http://www.histoire.presse.fr/web/la-une/hollyweb-le-gang-des-douze-lintegralite-du-tableau-12-07-2012-47127


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